Posté le 21.06.2007 par saigneurdesagneaux
salut, alors ici c'est la fin de l'histoire donc le début est à la dernière page du blog.
Merci de votre compréhension!
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Posté le 21.06.2007 par saigneurdesagneaux
salut, alors ici c'est la fin de l'histoire donc le début est à la dernière page du blog.
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Posté le 21.06.2007 par saigneurdesagneaux
Aragon s’empressa de rejoindre son compagnon à terre, transpercer de deux longues flèches. C’était la fin. Ses yeux étaient déjà clos. La seule chose qu’il eût pu dire fut que les rabbits furent capturés par les Urukkaï-kaïe. L’héritier du trône sortit une phrase vachement philosophique, pour l’accompagner dans sa mort.
- Que les envolées d’anges te portent avec leurs chants à ton suprême repos !
Mais en fait ça sert à rien puisque Vedormir n’entant pas. Il est idiot Petitpas.
Légodasse cita quelques phrases dans sa propre langue, et comme on comprend jamais rien, c’est nul. Gimlin, quant à lui, demeura tristement silencieux. Je pense qu’il pensait à des pensées auxquels je n’aurai jamais pensé.
Aragon embrassa le soldat sur le front (Légodasse, tu t’es fait doubler) Après un silence lourd de souffrance, ils décidèrent de rejeter le corps à la mer. L’héritier du trône le transporta jusqu’au point de leur arrivée.
Dans le même temps, Froton pris le bateau pour rejoindre l’autre côté du fleuve. Il y posa Bubblegum et y embarqua à son tour. Il s’apprêtait à démarrer quand Zam hurla :
- Froton, attends-moi ! Je viens avec toi !
Le berger se retourna, l’air inquiet, et dit :
- Tu ne peux. Si tu viens, tu mourras comme moi.
- Alors je mourrais avec toi, répondis Zam en s’engageant dans l’eau.
Froton fit demi-tour.
- T’es kon, tu ne sais pas nager.
Zam s’enfonça de plus en plus dans l’eau, jusqu’à ce qu’il n’ait plus pied. Là il coula de tout son lourd poids. Il se débattit pour remonter à la surface. Froton arriva à temps pour le sauver de la noyade. Il le tira à l’intérieur du bateau. Après avoir repris son souffle, Zam lui dit :
- J’ai été chargé de te protéger. Alors tu n’iras nulle part sans moi.
Le berger de l’agneau sourit à son compagnon.
Le guerrier de l’Ondor était allongé dans la barque qui servit à l’amener jusqu’à sa mort. Son épée et son bouclier étaient posés sur son torse. L’esquif avançait doucement vers la chute d’eau, exécutant le dernier voyage de son passager. Elle tomba du haut de la falaise et se perdit dans les vapeurs.
Les trois compagnons, virent les deux rabbits et le petit animal sur l’autre berge, disparaissant à travers les arbres. Pensifs, ils s’assirent quelques instants pour décider de la route à suivre. La communauté étant maintenant divisée, ils fallaient qu’ils trouvent leur propre chemin à suivre. Après maintes réflexions, Gimlin proposa :
- Allons chasser de l’Orque. Et retrouvons nos amis rabbits.
Les trois compères se regardèrent avec assurance. Légodasse ne manqua pas d’esquisser un petit sourire malicieux. Emportant leurs affaires, ils se fondirent dans la forêt d’Amonn’haine et suivirent les traces de leurs ennemis.
*
***
- C’est donc à cela que ressemble Vivelaferme, dit Froton, voyant les contrées ténébreuses au loin.
Zam le rejoint.
- Je le crains oui. Et ces terres ont beau être lointaine, elles paraissent proches.
Ils admirèrent une dernière fois les pays de Vivelaferme avant de se remettre en route.
A suivre dans : Le Saigneur des Agneaux « les Deux Agneaux »
Posté le 21.06.2007 par saigneurdesagneaux
Une chute d’eau descendait au loin. Des vapeurs s’élevaient du bas de la falaise. La communauté de l’Agneau décida de s’arrêter sur la berge de droite (heureusement, sinon ils crevaient) Ils s’installèrent près de la rivière, car ils n’osaient pas s’aventurer plus profondément dans la forêt ne sachant ce qui se cachait à l’intérieur. Leurs principaux sujets de conversations étaient la direction à prendre, les femmes et la bouffe. Chacun se mettait à son aise. Lorsque Aragon scruta les alentours, il s’aperçut que l’Agneau et son berger étaient déjà aller se balader. Puis il vit les affaires du guerrier de l’Ondor sans propriétaire et en déduisit qu’il était allé rejoindre Froton. Mais dans quel but ?
Au beau milieu de la forêt d’Amonn’haine, Froton réfléchissait. Il caressait son ami à quatre pattes, le regard dans le vague. Devant lui, Vedormir ramassait du bois pour le feu du soir. Son regard tomba dans celui du berger de l’Agneau. Il s’avança vers lui et engagea une conversation très distinguée avec ce dernier.
- Qu’est-c’tu fous là ?
Coupé ! On a dit « distinguée » Sean, alors soit distingué. Action !
- Pourriez-vous, monsieur Froton, me dire pourquoi donc demeurez-vous rêveur ainsi, assis sur un rondin de bois ?
Ils veulent ma mort. Bon on fait avec !
- Je réfléchis.
Le guerrier éclata de rire.
- Toi, réfléchire ! Mais tu sais bien que cela est impossible.
- Je peux toujours essayer, contesta le rabbit, je n’ai rien à y perdre.
Vedormir ria de plus belle.
- Si ! Les lecteurs, tu le sais, t’aiment en tant que débile imprudent. Si tu deviens réfléchit, plus personne ne lira ce roman pourri.
- Tu as raison ! S’exclama Froton.
- Bon, parlons plutôt de ceci ! Continua l’homme de l’Ondor en pointant l’Agneau du doigt.
Froton n’était pas rassuré.
- De quoi voulez vous parler ?
Vedormir ricana.
- N’est-il pas dur de savoir que la mort peut vous surprendre à tout moment.
Froton eut comme un mouvement de recule. Le guerrier rapprocha sa main de l’animal. Ce dernier voulut se protéger et donna un coup de patte dans le vide. Vedormir retira la sienne et se tourna vers Froton.
- Donnez l’Agneau à l’Ondor. Nous l’utiliserons à bon escient.
Le rabbit fronça les sourcils.
- Personne ne peut l’utiliser pour faire le bien. Il vous détruira tous.
- C’est un risque à prendre pour gagner cette guerre, qui a d’ailleurs trop duré.
Froton se retenait de fuir.
- Je ne vous laisserai pas !
A ces mots, la corruption de Vedormir s’intensifia. Il sauta sur son compagnon, voulant s’emparer de l’animal dissimulé derrière ses jambes. A peine eut-il le temps de lui porter un coup, que Froton avait déjà disparut.
- Viens te battre ! Cria Vedormir
Froton déambulait dans les ténèbres. L’Agneau était à ses côtés. Le berger vit l’Oeil s’approcher de lui. Les cris des serveuses de l’Agneau couvraient ceux de Vedormir, attendant en vain la réapparition de son ex-pseudo ami.
- Salutt sydieg und haïduc dragostadïnteiiiiiiiiii ! Mahéya hi ! Mahéya hou !
Ce qui signifie : C’est le mec de la dernière foiiiiis ! En avant ! A l’attaque !
Le berger de l’agneau était épuisé. Il était monté, sans le savoir puisque les ténèbres l’entouraient, sur les ruines d’un bâtiment de pierre. Perdant l’équilibre, il frôla l’oreille de l’animal maléfique, redevint matériel et chuta de quelques mètres. Il se releva et vit une ombre s’approcher de lui. Il détala mais cette dernière le rattrapa promptement. Froton se débattit mais en vain.
- Vous aussi vous voulez me prendre l’Agneau ! Dit-il avec fureur. Alors prenez-le mais laissez-moi tranquille !
Aragon fit face à son compagnon. Il s’accroupit.
- Non, je ne peux, le comprends-tu ? Cette mission t’a été confiée, je ne suis là que pour assurer ta protection.
Il jeta un œil sur le côté de Froton, là où son épée demeurait. Il se leva en sursaut.
- Fuis Froton ! Lui ordonna t-il.
Le rabbit sortit Darde de son fourreau et aperçut la lame bleue qui signifiait que des Orques étaient proches. Il prit ses jambes à son coup. Aragon dégaina sa longue épée et se retourna avec assurance. Là, un grand nombre d’Urukkaï-kaïe avançaient en direction du guerrier.
Aragon fonda sur son ennemi, empalant les uns, tranchant la tête des autres. Il usa de son magnifique « coup du Barbare » Massacrant tout ce qui se trouvait sur son chemin, il ne fit même pas attention à l’arrivée du nain et de l’elfe. Gimlin fit virevolter sa hache tellement était-il excité à l’idée de se battre. Légodasse décocha ses flèches empennées de noir (on se demande vraiment combien est-ce qu’il en a dans son carquois, vu le nombre de traits qu’il tire durant chaque bataille) De temps à autre il usa de son coup spécial ravageur « Adieu les amis » Les ennemis trépassaient tous sous le joug des trois amis. Bientôt ils devaient aller eux-même à la rencontre de leurs adversaires pour pouvoir les tuer.
De leur côté, Froton et l’Agneau fuyaient vers la berge. Le berger envisageait de prendre la barque pour rejoindre l’autre côté du fleuve. Malheureusement, il était poursuivit par des ennemis et, du fait de sa petite taille et donc de sa difficulté à courir sur de longues distances, décida de se cacher pendant un moment. Il s’assit, acculé à un grand arbre, l’Agneau en fit de même. Ils entendaient les Urukks beugler. Soudain, des voix murmurèrent à Froton.
- Eh ! Froton, viens te cacher avec nous. Vite !
C’était Peps et Merryc, qui, ayant aperçu les grosses bestioles à deux pattes, s’étaient dissimulés sous des branchages, à l’abri. Froton fit non de la tête. Les deux cousins rabbits se regardèrent, surpris par la réponse de leur compagnon.
Ils décidèrent donc tous les deux d’aider Froton. Ils sortirent de leur cachette et crièrent pour attirer l’ennemi.
- Par ici, espèces de larves incandescentes ! Dit Peps avec assurance.
Un Urukkaï-kaïe pivota dans leur direction. Il paraissait furieux.
- Les gars, il nous a traités de baves innocentes.
Peps parut exaspéré.
- J’ai dit « larves incandescentes » bande de moule.
- Et maintenant il nous traite de poules ! A l’attaque les amis !
- On n’est pas tes amis ! Démentirent tous les Urukks en cœur.
Ils dévalèrent la colline à toute allure. Les deux rabbits commencèrent à courir de toutes leurs forces. Leurs adversaires les suivaient, arme levée, prêts à tuer. Une course folle s’engagea alors. Les paysages défilaient rapidement. Bien qu’habitués à marcher pieds nus, la terre rude et les pierres pointues meurtrissaient les deux cousins. Lorsque les ennemis étaient tous sortis de leurs champs de vision respectifs, Froton et l’animal se relevèrent pour se diriger vers la berge.
La bataille faisait toujours rage, pour le plus grand plaisir de l’homme, de l’elfe et du nain. Ils s’amusaient comme des petits fous. A un moment, ils se rendirent enfin compte que de cette façon ils n’aidaient pas le berger de l’agneau comme ce dernier le souhaiterait. Ils se mirent alors à sa recherche.
Epuisés, Merryc et Peps décidèrent de prendre leur courage à deux pieds et firent face à l’ennemi. Ils n’eurent même pas le temps d’asséner quelques coups d’épée, qu’ils s’étaient déjà fait capturer par les Urukks. L’un de ces derniers sauta sur eux pour les abattre quand le capitaine de l’Ondor s’interposa. Il lui trancha la gorge. Il combattit alors seul les ennemis qui s’en prirent aux rabbits. Les deux petits compères l’aidèrent quelque peu. Au sommet du versant, entre les arbres, s’avança le chef Urukkaï-kaïe, Crado, pourvu de son arc court. Il était maquillé de rouge autour des yeux (comme les filles, la honte !) Il banda son arc, encocha une flèche, ayant l’intention de tuer celui qui se levait contre les forces « sarwomaniaques » Le trait siffla dans l’air, atteignant sa cible de plein fouet.
Vedormir lutta contre la mort, mais ce fut vain. Sa vue se voilait. Il pouvait à peine voir ce qu’il transperçait de sa longue lame. Une deuxième flèche vint se loger dans son thorax. Alentours, les Urukks emmenaient captif les deux rabbits, pleurant sur le triste sort de leur compagnon. Le guerrier mit alors genoux à terre. A bout de force, il savait qu’il était perdu. Crado descendit la colline et s’arrêta net devant le soldat téméraire. Sa seule volonté était de lui porter le coup fatal. Vedormir le regardait l’air « tu vas crever toi aussi, de toute façon » Le chef Urukk prépara sa flèche. Il s’apprêtait à décocher lorsque des cris se firent entendre, des cris de rage.
- Aragon, pensa Vedormir.
Crado eut, à peine, tourné la tête que Petitpas se trouvait déjà devant lui. L’épée de ce dernier avait déjà transpercé son ennemi. L’Urukk se rapprocha d’Aragon, enfonçant encore plus la lame dans son ventre, pour au moins lui faire un peu mal. Le guerrier dégagea son épée, tournant sur lui-même et tranchant la tête du vilain monsieur. Sa vie fut de courte durée.
Posté le 21.06.2007 par saigneurdesagneaux
Le royaume des elfes était une lumière faisant face à l’ombre de Saroun. Les membres de la compagnie avaient tous les yeux au ciel. Une chose comme celle-ci ne se voit pas tous les jours. Peps et Merryc sortirent leur appareil photo tandis que les autres rejoignirent l’endroit où ils allaient passer la nuit. Ils installèrent leur bivouaque, s’étalant sur le sol, comme des super-scouts monteraient leurs tentes.
La nuit tomba. Les compagnons, après avoir visité le château, s’en retournèrent à leur campement. L’héritier du roi et le prince elfique de la Forêtmerveilleusepourcontedefée décidèrent de partager le même logis (on se demande ce qui se passe entre eux) Vedormir pionçait depuis fort longtemps. Bubblegum n’osait entrer dans la grande demeure ni même se déplacer de peur que quelqu’un le voie pourvu d’intentions désagréables envers lui. Les rabbits s’endormirent, rêvant de leur belle Fromagedecomté. Seul Froton resta éveillé. Il avait été appelé par la voix de Galabruelle qui sonnait dans sa tête de droite à gauche. Elle lui avait demandé de la rejoindre à l’endroit où se situait la coupe d’Onsétou. Il était comme hypnotisé. Il ne faisant confiance qu’à la voix, qui trônait dans son crâne, pour diriger ses pas.
Galabruelle l’attendait. Le rabbit ne tarda pas à se retrouver devant elle. Elle lui désigna la coupe qui était posé sur une table ronde fait de marbre. Froton ne compris pas tout de suite (rappelez-vous, sa conscience s’est barré. C’est donc pour lui plus dur de comprendre les choses)
- Regarde la flotte ! Cria la Madame. T’es imbécile ou quoi.
- Excusez-moi, je suis hypnotisé, donc je suis un peu deux de tens’. Enfin, c’est la version de l’auteur.
Bon, c’est pas bientôt fini ! On reprend là ! Et toi, Galabruelle, n’use pas du langage familier, c’est très mal vu des éditeurs.
- Auriez-vous l’humble amabilité de faire pivoter vos yeux en direction du liquide transparent qui ondule dans cette superbe coupe de bronze ?
- Si tel est votre désir, je m’en vais l’honorer…
Vous vous fichez de moi ou quoi ! Y’en a marre, je vous donne le résumé de ce chapitre…
- Mais, c’est l’unique moment de l’histoire consacré à mon rôle, vous ne pouvez pas faire ça…Protesta Galabruelle.
T’es viré! Aller ! Bye, bye! Taille la route.
- C’est pô juste, fit-elle en se barrant du plateau.
Résumé du chapitre (par ce que j’en ai ras la casquette) : Froton a vu dans la coupe la Fromagedecomté en feu, ravagée par les Urukkaï-kaïe. Le lendemain, la communauté reprend son périlleux voyage. Galabruelle leur fait cadeau de nombreux artefacts : pour les rabbits des capes elfiques, pour le nain des mèches de ses cheveux (c’est lui qui a demandé), pour Aragon, Légodasse et Vedormir des trucs et des bitoniaux. Enfin, pour le berger de l’Agneau la lumière d’Hélène Deal et, pour l’Agneau lui-même, des croquettes pour animal maléfique.
- Je ne peux même pas dire ma dernière réplique ? Questionna l’actrice qui jouait Galabruelle.
Elle est encore là elle ? Qu’elle se barre !
- Puisse cette lumière vous éclairer dans… Commença t-elle.
Ca va pas ! Virez là ! Immédiatement !
Les compagnons, embarqués dans des bateaux elfiques à tête de cygne (c’est d’un goût !), commencèrent leur traversée des eaux claires et calmes du fleuve longeant les terres de la Loto-enriant. Les plus robustes ramaient. Les plus chétifs dormaient, au grand malheur de Vedormir.
- Bah quoi ! J’ai sommeil moi !
Comme d’hab’ !
Posté le 21.06.2007 par saigneurdesagneaux
Encore un jour s’était levé sur la forêt d’On-nessètou. Les compagnons avaient encore perdu leurs rêves, ils entraient dans la danse, comme toujours. Il était huit heures du matin (en espérant que l’heure existait à cette époque) le soleil se donnait en spectacle, à l’horizon. Sa couleur mi-orange, mi-rouge (rouge-orange, quoi !) s’étendait sur le pull-over vert de la Terre. Nos amis (qui d’ailleurs ne le sont pas) se dirigeaient vers le royaume elfique, actuellement sous l’autorité de la seule, l’unique Galabruelle ! Plus communément appelé sous le nom de : Pat-Rick Bruel ! Pente à gruelle ! Enfin, tous les noms en « ruel »
Les compagnons étaient donc en chemin pour le grand château d’argent, château qui n’a d’ailleurs absolument rien à voir avec le bâtiment précédent. Ils marchaient promptement, voulant finir cette histoire ridicule que je suis en train d’écrire. A la traîne, les rabbits étaient contraints de courir pour aller à la même vitesse que les autres. A la tête de la troupe, Aragon leur fit signe d’avancer plus rapidement. Il avait hâte de rencontrer la reine, car lui-même est destiné à devenir, non-pas reine, comme certain pourrait le supposer voyant ses relations avec Légodasse, mais roi.
- Le véritable auteur disait « La grosse buse deviendra roi » Il a certainement eut raison.
Une buse t’a certainement bouffé la cervelle, Peps. Tu es assez crétin pour t’attirer le danger. Aragon ! Tu sais ce qu’il a dit sur toi…
- Rapporteur ! Cria le minuscule rabbit imbécile sans défense.
- Il a dit ça ! Hurla le grand guerrier intelligent et surpuissant.
T’es mort, Peps, il ne faut pas que j’oublie de te retirer de l’histoire.
Le guerrier dégaina son épée.
- Oh ! Mierda ! Beugla le rabbit.
- T’as intérêt à tailler la route ! Menaça le grand monsieur (par rapport aux rabbits)
Vedormir s’avança vers eux et leur dit :
- Bon, nous, nous allons dormir un peu pendant que vous réglez vos comptes. La nuit a été rude. Amusez-vous bien.
L’homme et le rabbit n’avait même pas eu le temps de se fighter, qu’une lumière rose et éblouissante vint percer le rideau brun de la forêt. Les compagnons se cachèrent les yeux sinon ils en perdraient l’usage. Après un court silence, une voix tonna dans le vent :
- Qu’est-ce que vous foutez ici ?
Légodasse se courba et donna des raisons.
- Ma chère compatriote, nous nous sommes aventurés dans cette forêt, votre domaine, dans le but de vous parler d’une affaire importante et urgente.
- Ainsi vous n’êtes pas venu ici en vue de passer des bons moments.
- Précisément. Certes nous y avons fait des rencontres assez intéressantes mais cela n’était qu’un but secondaire, affirma l’elfe. Enfin au départ, soliloqua t’il en souriant vicieusement.
L’éblouissant halo se dissipa, et alors les compagnons purent contempler le visage de leur bienfaitrice qui d’ailleurs n’a pas à être qualifié de cette façon puisqu’elle n’a encore rien fait pour la communauté ; disons de leur futur bienfaitrice.
- Alors, bienvenu chez moi. Suivez mon humble personne, on n’a pas que ça à faire.
Aragon chuchota à son bien aimé l’elfe pervers :
- Soit elle est barge, soit elle le fait exprès.
Légodasse croisa les bras comme s’il voulait réfléchir (ce qui est dur pour lui)
- La première solution étant plus en harmonie avec son caractère, j’opterai pour celle-ci.
Du haut de sa grande taille, Galabruelle les regardait d’un regard, ma foi, assez noir (faut la comprendre)
- Je n’ai point très bien entendu elfe de pacotille. Pourriez-vous répéter ce que vous venez de miauler.
Légodasse avala sa salive. Il tenta le coup.
- J’étais en train de dire que la dernière des résolutions était plus la colonie que le cratère.
- Ca ne veut rien dire. Je ne peux croire à pareil mensonge.
Aragon essaya de rattraper l’oiseau en plein vol.
- En réalité, ma reine, c’est une langue codée utilisée entre nous, par exemple, pour ne pas que vous sachiez ce qu’on a dit sur vous…
- Dutain de mierda ! Tu l’as dit ! T’es kon Aragochou! S’écria Légodasse.
Galabruelle devint de plus en plus en colère. Petitpas s’excusa.
- I’m so sorry; I didn’t want to say that! Every now and again I say something and…
La reine releva les sourcils.
- Qu’est-ce que vous racontez ?
Aragon et Légodasse se regardèrent.
- She doesn’t speak English. Guy, we’re lucky. Now, between us, we will speak this language every time.
- Yeah! Beugla l’elfe en tapant dans les mains de son compagnon (de voyage, ne vous méprenez pas)
Après ce petit passage sympathique pour certains, le prochain sera sympathique pour certaine.
Galabruelle s’avança vers ses deux charmants visiteurs d’un jour et leur susurra :
- Vous serez puni pour ce que vous avez dit sur moi. J’ai des relations très haut placées, spécialisées dans les coups de pied. A moi de m’amuser désormais.
Elle ricana.
C’est ainsi que fini notre histoire. Ouf ! Allez-vous me dire. Et bien, en fait, je déconnais ! On continue…
La communauté suivait la Madame et ses gardes du corps, arpentant un long escalier abrupt qui serpentait jusqu’au Grand Portail d’Argent, l’entrée, ma foi non très discrète, de l’immense demeure elfique. Les deux battants se séparèrent pour laisser passer la communauté et ses guides.
Posté le 21.06.2007 par saigneurdesagneaux
Son pantalon flottait au niveau de la taille. Son ventre beuglait comme si Peps se prenait une flèche entre les jambes (aïe ! J’ose pas imaginer) Froton n’avait pas mangé depuis l’entrée des mines de la Morélà, tandis que les autres s’ingurgitaient des tonnes de pains elfiques provenant de la réserve personnelle de Zam. Le berger de l’Agneau n’avait pas le cœur à manger, ni d’ailleurs à palabrer avec ses amis. Il acceptait seulement la présence de sa conscience qui, je peux vous l’affirmer, n’est pas d’une grande intelligence.
- Va te faire voir ! S’écria t-elle.
- Je suis complètement d’accord avec le narrateur, dit Froton.
- Tu me trahis donc, répondit sa conscience.
Le berger ferma les yeux.
- T’as tout compris !
Et la conscience s’échappa du corps de Froton. Ce dernier était désormais seul, livré à lui-même (c’était rapide !)
A l’arrière, les compagnons discutaient de tout et de n’importe quoi. Les uns parlaient de bouffe, les autres parlaient de femmes, et d’autres choses encore. Peps posa une question reflétant sa non-intelligence :
- Où est-ce qu’on va ?
Aragon se retourna et baissa la tête pour parler au rabbit.
- Nous dirigeons nos pas vers un endroit nommé On-nessètou.
- On-nessètou ? C’est où ?
- On ne sait où, répondit Vedormir.
- Je sais bien, s’écria Peps, que l’on va à On-nessètou ! Ce que je demande c’est où se trouve On-nessètou.
Les deux hommes parurent exaspérés. Aragon reprit la parole :
- Justement, on ne sait où se situe On-nessètou… et inversement.
- Mais je vous demande où se trouve On-nessètou et vous me répondez « On-nessètou » Mais je connais déjà le nom de la ville. Ce que je veux c’est savoir…
- Ecoute, interrompit Vedormir, On-nessètou est le nom de la ville, d’accord ?
Le rabbit acquiesça. Vedormir continua :
- Bon, cette ville vers laquelle nous nous dirigeons est située à un endroit qui nous sera indiqué par quelqu’un quelque part. Endroit que seul Légodasse connaît. Ainsi qu’on ne sait où se trouve On-nessètou. Pigé ?
Peps fit un mouvement de la bouche, telle une vache ruminant de l’herbe sèche. Il prit alors son air fier et dit :
- J’ai rien compris !
Merryc vint à la rescousse et dit à son cousin.
- Tu verras.
C’est alors que le jeune rabbit se tut. Les deux humains firent des signes à Merryc pour le remercier de les avoir sauvés de ce cataclysme vivant.
Arrivés à la l’orée d’un bois, devant une grande porte enlacée de lianes et de serpents, les compagnons se posèrent des questions. Où se trouvaient t-ils ? L’elfe s’approcha d’eux et leur recommandèrent d’avancer avant de se faire attraper par les bêtes sauvages rôdant alentour. La communauté s’empressa de passer la porte et découvrit avec stupeur ce que la forêt était en réalité.
- Un bordel !
En effet, devant eux s’élevait un bâtiment, pas très haut mais toutefois très long. Au-dessus du portail, fermé d’une grille en bois, l’enseigne indiquait : bordel de la Forêt Baurdelik d’On-nessètou : LE GRAND CHATEAU D’ARGENT.
- A l’assaut ! S’écria l’elfe, qui maintenant pourrait être qualifié par un seul adjectif ; obsédé.
Les deux humains se ruèrent à l’intérieur (ils n’attendaient que ça, remarque !) Gimlin, ne se pressa pas. Celle qu’il aimait avait une barbe. Les quatre rabbits restèrent muets devant tant de vice. Froton se décida à entrer mais non pour les même raisons que les autres. Il s’avança vers l’une des hôtes non-occupée et demanda :
- Pourquoi donc appelez-vous cet endroit « le grand château d’argent » ?
- C’est simple ! Nous installons tout notre matériel à « faire joujou » dans cette grande maison, qui ressemble quelque peu à un château. De plus, les clients viennent ici avec de grosses liasses de billets, de l’argent donc, et, ma foi, l’utilisent judicieusement. C’est pourquoi nous appelons ce lieu « le grand château d’argent »
- Ah ! Dit Froton. Moi, je croyais que cela avait une autre signification.
Il s’assit dans un coin, regardant alentour, observant cette débandade. Sur son visage glissait un léger sourire (on le comprend, pas vrai les mecs ! OUAIS !) Il y avait même une chèvre pour Bubblegum.
Pendant que ses amis s’amusaient, de quelques façons que ce soit, Gimlin, qui était resté dehors, montait la garde. Soudain, il vit une ombre se faufiler à travers les buissons ceignant le « magasin » D’autres silhouettes s’ajoutèrent à cette dernière. Elles s’approchaient. Le nain leva sa hache, prêt à la faire virevolter. Les bruits des pas s’intensifiaient. Les arbres s’écartaient au passage des inconnus. On commençait à apercevoir leurs contours. Le noir laissait la place aux couleurs, principalement chaires. Gimlin, sur ses gardes était paré à bondir à tout moment. Bientôt, il sue qui étaient-ils. Ou plutôt qui étaient-elles. En effet, la relève arrivait. Eh oui ! Les péripatéticiennes aussi ont le droit de dormir. Le nain fut surpris et choqué par le peu d’habit qu’elles portaient ou par le peu d’habit qu’elles ne portaient pas.
Dans le bâtiment, toutes activités, néanmoins reconnues pour leur diversité, avaient cessé. Les nouvelles recrues arrivaient. Pour les unes, le boulot était terminé, pour les autres il ne faisait que commencer. Gimlin a soudain était attiré par l’une d’entre elles, qui avait un peu de moustache et…
- Bon ! Ca va, là ! Les filles viriles on s’en balance ! Bouuuh, le scénariste ! On veut plus de détails intéressants ! S’écrient les lecteurs mâles de ce merveilleux roman.
D’accord. Si c’est comme ça, je passe ce chapitre. Tant pis pour vous les gars. Maintenant, pour les filles, le calendrier « Playgirl » 2006…non, je plaisante.
Posté le 21.06.2007 par saigneurdesagneaux
Dehors, les nuages ont recouvert le soleil au zénith. L’événement qui venait de se passer bouleversait les compagnons, ne sachant plus que faire, dépourvus de leur guide.
- Qu’allons-nous faire, maintenant ? Demanda calmement Peps.
Les compagnons étaient tous à terre, atterrés par la terreur, traînant leur tristesse de long en large, de droite à gauche. Les serpents, sereins, sifflaient sur le sable souillé par le sang sale qui s’infiltrait sous les roches. Aragon se leva.
- Nous ne pouvons moisir ici. Nous agirons.
- Et puis, ajouta Vedormir, il ne fait pas bon de demeurer trop longtemps dans les parages. Nos adversaires reviendront.
Ainsi, la communauté, craignant la contre-attaque de leurs ennemis en colère, laissèrent les cadavres adverses derrière eux et coururent aux confins des terres hostiles.
Averses et vent froid freinaient considérablement leur course. Les gouttes de pluie fouettaient leur visage. Le vent redoublait de vitesse et la douleur, que ressentaient les compagnons se vit sur leurs traits.
Il fallut que des cordes se mettent à tomber pour que Peps se rende compte qu’il flotte.
- Saperlipopette ! Il pleut !
La boue usait les semelles de leurs santiags. Leurs blousons de cuir s’abîmaient, imbibés d’eau. Leurs piercings rouillaient fortement au point de devenir marron foncé. Leurs jeans Vislé étaient troués donc bons à jeter à la poubelle (Tout ceci n’est que fictif bien sûr. On sait bien, que les jeans troués sont très à la mode, on ne les jette que rarement)
Le chemin était interminable. Déjà à bout de force, les compagnons n’avaient plus que leur solidarité qui leur permettait d’avancer. Ils déambulaient à travers les champs mouillés. Au loin moutonnait un maquis vert (que fous cette phrase ici !)
Qu’adviendra t’il d’eux ? Vont-ils se séparer pour survivre ? Froton va t-il avoir la persévérance nécessaire pour sauver sa patrie ? On ne sait qu’une seule chose qui est leur prochaine destination :
On-nessètou.
Posté le 21.06.2007 par saigneurdesagneaux
Par la porte se faufila une horrible main pourvue d’affreuses griffes, le tout retenu par un gros bras velu.
Le magicien parut horrifié. Soudain, un pied rouge feu s’introduisit dans la salle. Enfin le reste du corps ne devrait pas tarder à se manifester. Ah non ! Il est trop gros. Ca passe pas.
Gendafly hurla :
- Un Pabbhoh !
- Ca on avait comprit qu’il n’était pas beau, affirma Peps
Le magicien le frappa violemment.
- C’est son nom espèce de kon !
Il avertit les autres du danger qui était présent et leur fit signe de déguerpir au plus vite.
Le mur qui empêchait le monstre d’avancer céda et tomba en morceau. Une énorme bête enflammée apparut alors. Il était grand de quelques mètres de haut. Sa tête était petite mais tenait néanmoins en dépit de ses grandes cornes. Son énorme main droite pourvue de longues griffes tenait un fouet de feu. L’air de la salle devint vite irrespirable. Les flammes envahirent la pièce. Les compagnons se trouvaient encore à l’intérieur. Ils suffoquèrent. Paralysés par le manque de respiration, ils tombèrent tous les uns après les autres. Les plus faibles décédèrent plus rapidement que les plus résistant. Ainsi, Peps mourut peu après que la fumée eut rempli la salle. Zam décéda une minute après. Le vieux magicien n’avait plus de force et s’affala à terre. Les survivants essayèrent de les ranimer, mais en vain. Ils étaient bien morts. Bientôt viendra leur tour. Merryc tomba sur le sol dans un dernier soubresaut. Légodasse et Aragon s’écroulèrent ensemble, main dans la main (Quoi ?) Vedormir eut soudain l’envie de dormir…pour l’éternité. Il s’endormit donc.
Là ne subsistaient plus que Froton et l’Agneau. Le berger de ce dernier s’agenouilla à ses côtés.
- Tu va me manquer, lui dit-il.
- Bèèè ! Répondit l’animal maléfique.
Ils se regardèrent dans les yeux. Froton susurra :
- Embrasse-moi Jeason !
Ils s’embrassèrent en silence. Puis, ils sombrèrent dans les ténèbres.
Le Pabbhoh se trouvait à leurs côtés. Il se demandait qu’est-ce qui s’était passé et…
Quoi ! Mais qu’est-ce qui se passe ici ! Qui a écrit ses débilités ! Ce n’est pas possible ! Allez ! On reprend. Désormais, Pierre, je ne t’autoriserais plus à écrire dans mon roman. Bon !
Les compagnons avaient rejoins la partie centrale des mines. Elle n’était pas aménagée comme les autres salles. Les pierres étaient brunes. L’air rentrait dans les cavités nasales des compagnons avec une odeur nauséabonde. Devant eux se creusait un gouffre de plusieurs kilomètres (approximativement) Tellement était-il profond que l’on ne voyait, en se penchant, que brume noire. Au-dessus de leurs têtes, des archers orques les observaient. Ils décochèrent leurs traits sans faire tellement attention à leurs cibles. Ainsi, les flèches se brisaient sur les parois sans atteindre les compagnons. Aragon et Légodasse ripostèrent de la même façon. Sauf qu’eux ne manquaient pas un seul ennemi !
Les flèches sifflaient toujours dans les airs, lorsque la communauté dévala l’abrupt escalier qui menait à un étage inférieur, tentant d’échapper à son agresseur. Ils rejoignirent le seul pont de pierre qui reliait les deux cotés du gouffre. Ils l’empruntèrent sans plus attendre à la queue le leu. Malheureusement, tout en étant fait de pierre, le pont ne pouvait résister aux chutes de rocs. La communauté s’arrêta au milieu. Le pont s’était brisé à cet endroit là. Comme ils étaient dans l’impossibilité de faire demi-tour, ils envisagèrent de tenter le saut (de la mort qui tue !) Légodasse, descendent d’une grande famille de kangourous, passa le premier. Puis il réceptionna les rabbits, les uns après les autres. Enfin les autres suivirent. C’est donc sans mal qu’ils se retrouvèrent tous de l’autre côté du gouffre.
- Dépêchez-vous ! Hurla Aragon prenant la tête de la troupe.
- Il nous rattrape ! S’écria Vedormir.
En effet, le Pabbhoh avait maintenant franchi la grande ouverture qu’avait empruntée la communauté précédemment. Il s’engagea sur le pont presque entièrement détruit. En quelques pas, la chose se trouvait déjà près du dernier de la file ; Gendafly. Ce dernier se retourna et vit avec horreur ce qui lui collait aux godasses. Il décolla vite le chewing-gum qui restait fixé à sa semelle (on se demande ce que fout un chewing-gum dans une histoire archaïque) et courra de plus en plus vite. Cependant il subsistait encore des morceaux du chewing-gum sous la chaussure du magicien et qui, adhérant au sol, le fit trébucher.
Le monstre s’arrêta à côté et le prit entre ses grosses pattes. Les compagnons se retournèrent en criant le nom de celui qui trépassera. Froton voulut le sortir des griffes de la bête, telle Mickey venant aux secours de sa bien-aimée Minnie. Toutefois ceci était trop dangereux pour un petit homme. Vedormir en prit conscience et barra la route du berger. Dans ses yeux, la tristesse prenait la forme d’une flamme bleue et la colère celle d’une flamme rouge.
La communauté pensait que le Pabbhoh s’en prendrait à eux. Que nenni ! Le monstre joignit ses deux mains, Gendafly toujours coincé entre ses griffes, et fit un plongeon dans le vide la tête la première (eh oui ! il faut bien respecter le scénario original)
Le cauchemar était terminé, mais la tristesse gagna les compagnons. Un membre de la communauté venait de trépasser. Les flèches sifflaient toujours. Ils devaient sortir des mines pour être en sûreté. Ils coururent à l’aide des quelques forces qui habitaient encore leur corps. Ils rejoignirent la sortie sans trop de mal. Seulement ils avaient laissé à l’intérieur quelque chose d’indispensable à leur survit : une partie de leur cœur.
Posté le 21.06.2007 par saigneurdesagneaux
Ils s’étaient placés dans la salle de la tombe de Malin, et avaient fermé les portes, prêts à accueillir leurs assaillants. Légodasse, fier et modeste, était anxieux à l’idée d’avoir pour seul public une armée de nains à l’état de squelettes. On entendait de mieux en mieux les orcs railler de leur voix rauques. Aragon et Légodasse étaient en première ligne, bandant leurs arcs, tremblotant de peur. En seconde ligne, Vedormir avait tiré son épée. Gimlin était sur la tombe de son cousin, hurlant à la mort « Venez ! Je vous attends ! Il y a encore un nain qui respire dans la Morélà. » Les rabbits s’étaient réfugiés derrière Gendafly et avaient dégainé leurs frêles lames. Froton, Darde à la main…
Stop ! Arrêt sur image. Une petite précision s’impose. Mais qui est donc ce Darde ? Est-ce une sourie? Un rat ? Un mulot ? Une musaraigne ? Non. Rien de cela. Darde est tout simplement l’épée de Ritton (l’oncle de Froton rappelez-vous) que ce dernier a confié à son neveu. Il lui a également offert une cotte en mythril, qui lui sauvera la vie. Vous verrez bien ! Suspense…
Froton tenait donc Darde entre ses mains et attendait patiemment ses ennemis. Peps, Merryc et Zam, qui n’avaient jamais connu le vrai combat, avaient, on peut le dire, la frousse et préféreraient que les orcs ne franchissent pas les portes.
Une atmosphère morbide s’était soudainement installée. Les assaillants étaient aux portes. Ces dernières vibraient sous leurs coups puissants mais insuffisants pour les étaler à terre. Aragon regardait les horribles bestioles vertes à travers les quelques fentes dans les deux battants. Après moult analyses, il décocha sa flèche, visant les trous apparents sur les portes, et atteignit l’ennemi en plein œil, peut-être. On ne pouvait le déterminer exactement. En tous cas, il l’avait eu. Légodasse, jaloux de la prise de son compagnon d’arme, fit de même, avec succès.
Les coups de cimeterre que portaient les orcs firent bientôt céder les portes. Les troupes se jetèrent sur les intrus, beuglant des mots dans leur propre langue, si je me souviens bien, c’était un peu comme cela : « Gniark, Gniark, rahahahahahah ! » Littéralement, en notre langue, ça donne : « Gniark, Gniark, rahahahahahah ! » (C’est pareil en fait !)
Vedormir porta le premier coup. Gendafly usa de sa magie pour venir à bout de ses ennemis. Les rabbits se jetèrent en avant, courageux et en même temps inquiets. Aragon laissa tomber son arc et dégaina son épée. Légodasse, usant la plupart du temps de ses flèches, se réfugiait dans les hauteurs, derrière des colonnes. Il pouvait ainsi décocher ses traits sans grand danger. Gimlin se battait toujours sur la tombe, ne laissant pas la moindre chance aux assaillants de s’échapper. Tandis que l’elfe couvrait le monde, Aragon et Vedormir en profitaient pour décapiter ou trancher quelques bêtes. Les rabbits se débrouillaient tant bien que mal. Bien sûr, le magicien était constamment à leurs côtés pour les aider en cas de besoin.
Les orques n’étaient pas très difficiles à abattre, surtout pour des guerriers d’une trempe supérieure. Au bout d’une dizaine de secondes, du sang noir maculait déjà le sol gris. Des cadavres dépourvus de tête gisaient aux pieds de nos valeureux héros. Les pierres blanches étaient fendues là où les confrontations avaient été les plus vives.
Pour la communauté, la bataille était gagnée d’avance, les orques n’étant, d’une part pas assez nombreux pour réellement leur donner du fil à retordre, d’autre part, pas assez entraînés pour leur tenir tête. Cependant, les ennemis n’étaient pas venus seul. Ils avaient emmené une bête ou plutôt un monstre pour leur venir en aide et renforcer leurs troupes. Les compagnons de voyage furent surpris par la taille du nouvel arrivant. Il était pourvu de bras musclés qui dépassaient de son torse gonflé à bloc. Il tenait entre ses mains une massue d’où se dévoilaient des piques noires, pointues et aiguisés. Froton, comme tous les autres membres de la communauté, sentit son ventre se serrer et son cœur se stopper.
Le troll bondit en avant, écrasant tout sur son passage ; les rocs, les orques… Les plus agiles des compagnons lui assénaient des coups d’épée, lançaient leurs traits ou leurs haches, mais en vain. Le troll ne bronchait pratiquement pas. Il balançait ses bras dans le vide avec une force qui se faisait sentir.
Tout en achevant quelques-uns de ses adversaires, Aragon se précipitait vers l’énorme masse pour lui porter un coup de lame. Cependant la bête ne se laissé pas faire. Dans un grand fracas, le guerrier fut projeté en arrière et sa tête cogna contre une pierre. Les rabbits s’acharnait également, plantant leurs minces lames dans la peau épaisse de l’ennemi. Froton, ayant aperçu Petitpas voler dans les airs tel un oiseau à qui on aurait coupé les deux ailes, se précipita vers lui pour lui apporter son aide. Le troll veillait et, s’étant débarrasser des puces qui lui grattaient les épaules, se dirigea à vive allure vers le berger de l’Agneau car il connaissait son rôle dans l’histoire ; le tuer. Froton eut à peine le temps de s’occuper d’Aragon que le monstre l’avait rejoint. Il s’écarta du corps, alors inerte, et se réfugia dans le fond de la vaste pièce. Le troll le poursuivait toujours.
Les compagnons de Froton ne pouvaient lui venir en aide, ayant déjà trop à faire avec les sous-fifres, faibles mais nombreux. La grosse bébête se trouvait maintenant proche du berger de l’Agneau. La colère et l’inconscience se lisaient distinctement sur son visage, malgré ses rides épaisses. Il brandit sa grande lance à pointe de cristal vers Froton acculé au mur. Ce dernier étant pétrifié de peur il attendait patiemment que le troll lui asséna le coup. Ce qui fut exécuté avec une rapidité impressionnante. La pointe transperça le mince torse de Froton sans que ce dernier ne s’en aperçut sur le moment. Le troll sourit à pleine dent, plus cariées qu’autre chose, l’air satisfait.
Les compagnons avaient réalisé cette atrocité. Ils se retournèrent d’effroi. Gendafly se précipita vers le troll mais fut vite stoppé par les orques, n’étant pas assez rapide. Gimlin, dont les yeux brûlaient de vengeance, continua de massacrer ses ennemis. Les rabbits Merryc et Peps se précipitèrent à l’assaut du monstre. Légodasse en fit de même. Aragon dormait toujours ( en plus on l’entendait ronfler, la honte) Zam tuait tous sur son passage emporté par la rage. ( il faillit même tuer Gimlin )
Peps et Merryc s’acharnaient sur le troll. Légodasse banda son arc, attendant le moment propice pour mettre un terme à cette bataille. Lorsqu’il vint, le troll se tenait la tête en arrière. L’elfe décocha alors sa flèche et transperça la gorge de la bête. Elle s’étala à terre. C’était fini. Ils avaient remporté la victoire.
Bientôt tous furent rassemblés autour de Froton. Aragon était également là, bien éveillé. Zam était très inquiet. Autant que les autres. Les plus sensibles ne retenaient pas leurs larmes. L’atmosphère s’alourdissait de plus en plus. L’odeur des corps orques en décompositions empestait la salle. Les compagnons restèrent un long moment à genou à côté du corps immobile. Ils étaient désespérés. Au bout de quelques minutes le magicien décida de reprendre le chemin. Aragon prit Froton sur ses épaules. Ils se relevèrent et commencèrent à marcher vers la sortie butant sur les roches fendues parsemant le parterre.
A peine avait-il rejoint la porte défoncée qu’Aragon sentit dans sa nuque un souffle chaud. Quelqu’un respirait. La durée des intervalles des souffles devint plus courte. Aragon lâcha la charge qu’il portait sur son dos (Froton en fait) et se retourna brusquement. La masse fit un grand bruit. Le guerrier s’agenouilla alors. Devant lui s’étendait Froton, haletant. Aragon n’en crut pas ses yeux.
- Il est vivant ! Cria t-il en sautillant.
Puis il lui écrasa la tête avec sa lourde botte. Tous s’attroupèrent autour du corps. Ils l’examinèrent. Froton avait maintenant la tête ensanglantée. Aragon conclut :
- Enfin, il l’était.
Froton prit son souffle – on voyait donc qu’il était encore en vie – et hurla :
- Petitpas, espèce de sale eau !
Ils écarquillèrent tous les yeux. Les questions des compagnons vinrent alors pomper l’air, à moitié respirable, du berger de l’Agneau. Comment est-ce possible ? S’enthousiasma Aragon. Par quels moyens a-tu survécu ? Demanda Gimlin. Pourquoi t’es pas mort ? Ajouta Vedormir, c’est dommage ! Bèèè ? Fit l’Agneau.
A toutes ces questions, une seule réponse sortit de la bouche de Froton.
- Je suis un dieu voilà tout ! Vénérez moi et je vous offrirai tous ce que vous désirez.
(En fait c’est pas ça, hein ? C’est juste la cotte de mythril qui lui a sauvé la vie)
Gendafly, sagesse incarnée, intervint.
- Trêve de bavardages inutiles et continuons notre route. Au moins, nous nous sommes désormais
débarrassés d’une inquiétude qui nous rongeait l’esprit.
Il se hâtèrent, guidés par le magicien à travers la pénombre.
Ils arrivèrent bientôt dans une grande salle à l’intérieur de laquelle s’élevaient de grandes colonnes blanches parfaitement bien alignées. Cette grande allée se prolongeait sur des centaines de mètres. A ses deux extrémités, deux larges portes dépourvues de leurs battants limitaient l’espace immense. Situées sur les côtés, de petites ouvertures permettaient l’accès aux autres pièces. Les voûtes au plafond faisaient penser à celles des églises.
Arrivés au centre, les compagnons stoppèrent leur course, intrigués par les petits grésillements qui leur sifflaient dans les oreilles. Peps leva la tête vers le haut. Sur les colonnes se glissaient une multitude de bestioles vertes et baveuses. Ils en arrivaient de partout. Les autres membres de la communauté prirent conscience des faits lorsque le bruit s’amplifia. Alors que tous restèrent muets devant tant de désordre, Peps osa miauler de sa petite bouche tremblante aux lèvres sèches.
- Tient, des fourmis ! Y’en a des tonnes.
- Ce sont des orques, Peps, des orques.
Le rabbit acquiesça.
Aragon demanda à tous de se rassembler en un cercle, et de dégainer. Les plus entraînés se plaçaient autour des plus faibles. Le nombre d’orque augmentait rapidement. Ils vinrent bientôt envahir toute la salle, ne laissant aucune issue aux intrus. Des petits cris aigus se dégageaient de la masse. Puis le silence s’installa tel une pierre chutant sur la tronche de Peps.
- Pourquoi c’est toujours moi qui suis la victime !
C’est comme ça, tu n’y peux rien. Bon laisse moi continuer.
Sur les visages des compagnons, on pouvait observer une grande crainte. Gendafly, ex-sagesse incarnée, poussa des jurons :
- Mierda ! Dutain de mierda ! Dutain de dutain de…
Oui, ça va, on a compris !
Bientôt la communauté fut encerclée par des centaines – que dis-je des milliers – de petites bestioles vertes, criardes et gluantes aux mains crochues et aux yeux obliques pensant que deux et deux font quatre (c’est fou !) Les compagnons ne savaient que faire devant tant d’adversaire. Mais, s’il fallait se battre, ils se battront ensemble, jusqu’à ce que la mort les sépare et les éjecte dans un autre monde.
- Ca va pas ! T’es malade !
Ils étaient prêts. Cependant, bizarrement les orques n’attaquèrent pas tout de suite. Ils craignaient quelque chose. Soudain dans un grand fracas, des flammes jaillirent de la grande porte, à l’extrémité de la salle. Elles envahirent l’allée. Les orques prirent leurs courtes jambes à leurs petits cous. Les neuf voyageurs demeuraient muets.
Que pouvait-il bien se tramer ?